
MANITOBA
(Derniere mise le jour, le 20 juin 2005)
Par Vernon Dutton
(Reçu en décembre 2001)
Mon implication avec le Sentier national canadien a commencé lorsque j’ai pris connaissance d’une lettre envoyée au Winnipeg Free Press en 1969. Elle était d’un certain Mr. D. Campbell, de la Chinook Trail Association de Calgary. Mes archives indiquent que je lui ai écrit pour la première fois le 24 octobre 1969. Son groupe avait apparemment balisé une portion du sentier à travers la réserve Sarcee à l’ouest de Calgary. Il y avait aussi un groupe actif en Colombie-Britannique parce que ma soeur, qui vit à Vancouver, avait emmené mes deux enfants les plus jeunes sur un sentier là-bas lorsqu’ils lui ont rendu visite (ils sont maintenant mariés, ma fille ayant des enfants adultes).
Le Canada a célébré son centenaire en 1967 et en 1970
le Manitoba s’apprêtait à faire pareillement. J’étais fort actif dans
le mouvement scout dans ce qui est connu comme le district Pembina. Comme j’étais
à la recherche d’activités intéressantes pour les Meutes et les Troupes
dans notre district, j’ai pensé que nous pourrions baliser une portion du
sentier comme contribution au centenaire du Manitoba.
Une analyse de la situation me révéla que le sentier
serait vraisemblablement tracé dans la vallée de la rivière Qu’Appelle à
l’ouest de la ville natale de Birtle. Je l’imaginai sur un tracé allant
vers le nord de la Birdtail Valley à l’ouest de Rossblum. Je prendrais
ensuite la direction est et suivrais l’autoroute connue, dans ces parties de
la province, comme la «Turkey Trail» (le «sentier des dindes»).
Le sentier arriverait ensuite sous l’escarpement à
l’est de Erickson. Progressant autour de l’extrémité du lac Manitoba, le
sentier serait forcé de traverser la rivière Rouge sur le pont de Lockport.
De là, elle se dirigerait vers l’est par Beauséjour
en suivant l’autoroute provinciale 44. Comme cette dernière a maintenant
une nouvelle emprise parallèle à l’ancienne, afin que de ne pas ralentir
la circulation durant les nombreuses années nécessaires à la construction
de la nouvelle route, je visualisai le sentier le long de l’ancienne route
avec des balises apposées aux poteaux de clôture à intervalles raisonnables.
Éventuellement, le sentier pourrait passer par
Whitemouth et Rennie. Cette partie du Manitoba est connue sous le nom de
Whiteshell. Elle compte beaucoup de lacs et de rivières (j’en ai pagayé
plusieurs lorsque j’étais actif comme scout avec ma troupe). On y voit de
nombreux chalets d’été. Il y a aussi plusieurs campings.
J’imaginais que ma mère conduirait mon père et les
deux plus vieux à un des points d’accès sur le sentier. Elle reviendrait
ensuite vers le camp avec le bébé alors que mon père et les deux enfants
passeraient la journée à parcourir le sentier. Ils reviendraient ensuite sur
l’autoroute au prochain point d’accès où maman les prendraient dans
l’après-midi.
Je pensais ces points d’accès à intervalles de 5 ou 6
milles. J’espère que vous vous doutez bien, évidemment, que j’associais
assez étroitement l’idée d’un sentier avec celle d’une autoroute.
Nous commençâmes à baliser le sentier près de la
jonction de l’autoroute 44 avec le chemin qui mène à la pisciculture
d’Ingolf. Progressant vers le nord, nous atteignîmes le sentier allant de
Caddy Lake au barrage de décharge du lac McGillivray. Traversant le barrage,
nous nous dirigâmes vers le nord pour s’approcher de l’autoroute. Nous fîmes
des cairns dans les zones plus à découvert, puisqu’il y a toujours des
pierres tout autour. Nous enlevâmes suffisamment de peupliers dans les creux
pour faire un chemin.
Je ne sais pas comment Cindy Bell et son équipe s’y
prennent aujourd’hui, mais nous, nous avons balisé les deux extrémités de
ce sentier avec un assortiment de balises portant le symbole scout.
Voilà en gros ce que j’avais à dire. J’ai dû
reconnaître que le phénomène connu comme étant le vieil âge signifie que
je ne parcourrai plus le sentier. Que de joyeux souvenirs, bien sûr, et quel
réconfort de savoir que toute l’entreprise est désormais entre bonnes
mains.
Vernon
L. «Skink» Sutton
«Skink» est mon nom de scout. Le Manitoba possède le
scinque des Prairies (Eumeces septentrionalis), un lézard que l’on
trouve dans l’Ouest du Manitoba le long des rivières Cypress et Assiniboine.
Pour voir des images de cette région, vous pouvez télécharger
un numéro de Hike CANADA
en Marche.